Reconstruire l’histoire des séismes tsunamigènes passés dans une région donnée est primordial pour mieux caractériser les aléas sismiques et tsunamis. En mer, il est cependant difficile de retrouver les traces de ces séismes ayant provoqué la rupture de failles sous-marines, car les méthodes actuelles, fondées sur l'étude des sédiments déplacés et l'imagerie sismique, ne sont pas toujours applicables. Mais l’imagerie optique des plans de faille sous-marin ouvre de nouvelles perspectives. La découverte de marqueurs morphologiques sur les plans d’une faille normale sous-marine ayant généré le séisme et le tsunami des Saintes le 21 novembre 2004 (magnitude 6.3, Guadeloupe) a permis de retrouver la trace de deux paléo-séismes ayant rompu cette faille, et d’estimer que moins de 2800 ans séparent le séisme de 2004 de son prédécesseur.
Le 2 juin 2026, sous la Coupole de l’Institut de France à Paris, deux chercheurs de Université Côte d'Azur, dont Frédéric Cappa, ont été officiellement reçus à l’Académie des sciences. Cette cérémonie solennelle marque l’aboutissement de parcours scientifiques remarquables et confirme leur contribution majeure à l’avancement des connaissances dans leurs domaines respectifs.
Une journée scientifique sur les tsunamis s’est tenue le 3 juin 2026 (JST2026) au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM). Cet événement a été organisé dans le cadre du projet européen DG ECHO CoastWAVE 2.0, en lien avec la reconnaissance UNESCO Tsunami Ready de plusieurs communes littorales de la Métropole Nice Côte d’Azur. Il a été co-organisé notamment par l’Université de Montpellier Paul-Valéry, le CEA (CENALT), et avec le soutien de la Métropole Nice Côte d’Azur, en lien avec plusieurs partenaires académiques et opérationnels.
Des chercheurs(es) du laboratoire Géoazur (Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, IRD, CNRS) et de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) viennent de caractériser le potentiel sismogénique de la faille Ligure située au large de la Riviera franco-italienne en utilisant des données de différentes natures (sismologiques, géodésiques et géologiques). Cette zone côtière, densément peuplée (Cannes-Nice-Monaco-San Remo-Imperia…) et riche en infrastructures, est particulièrement vulnérable aux séismes et aux tsunamis. Ces travaux ont été publiés en mars 2026 dans la revue Nature Communications Earth & Environment.
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