Du 7 au 11 octobre, l’Observatoire de la Côte d’Azur s’est mobilisé pour participer à la Fête de la Science. Année internationale de la Lumière oblige, les animations proposées aux jeunes étaient centrées sur ce thème. Sur le Village des Sciences du campus de Valrose, comme au Village des Sciences et de l’Innovation au Palais des congrès d’Antibes Juan-les-Pins, ils ont été très nombreux à participer, avec leur classe ou en famille.

Calern accueille le PNR des Préalpes d’Azur, l’ADEME et de nombreux maires contre la pollution lumineuse

Le samedi 10 octobre 2015, à l’initiative du Parc Naturel Régional des Préalpes d’Azur, les maires de trois communes ont signé une charte avec l’ADEME, pour signifier leur engagement en faveur de la réduction de la pollution lumineuse et des économies d’énergie. L’Observatoire de la Côte d’Azur a tout naturellement accueilli, sur le plateau de Calern, cet acte symbolique qui vient montrer les efforts déjà réalisés par les municipalités de Saint-Cézaire, Cipières et Spéracèdes. La date n’était pas choisie par hasard puisqu’il s’agissait du "Jour de la Nuit" organisé depuis 2009 et dont l’objectif est de sensibiliser à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé.
A cette occasion le PNR Préalpes d’Azur avait invité les 45 communes de son territoire à participer à une manifestation ponctuée d’une randonnée, d’une conférence, d’un buffet bio et de contes accompagnés de harpe... La soirée s’est conclue autour de télescopes et d’observation du ciel. De nombreux maires étaient présents et ont exprimé leur intérêt pour cette démarche. Les astronomes, amateurs comme professionnels, s’en réjouissent.


De gauche à droite : Gilbert Taulane de Cipières, Claude Leblanc de Saint-Cézaire,
Joël Pasquelin de Spéracèdes

 

 

 
 

 

 

La 24e édition de la Fête de la Science 2015 se déroulera :
du Mercredi 7 au Dimanche 11 octobre 2015
 

  • Le VILLAGE des sciences du Campus Valrose sur Nice
    (du 7 au 10 octobre)

Rendez-vous incontournable de la Fête de la Science, la 11ème édition du village des sciences de Valrose se déroulera dumercredi 7 octobre au samedi 10 octobre, au cœur du Parc Valrose à Nice (jeudi et vendredi pour les scolaires / mercredi et samedi pour le GP)  : + d’info

Comme d’habitude, l’Observatoire de la Côte d’Azur y aura un stand qui présentera les différents axes de recherche menés au sein de ses laboratoires. Des ateliers seront proposés en fonction de l’âge des visiteurs :

"Jouons avec la lumière pour découvrir les secrets de l’Univers : Le stand de l’Observatoire de la Côte d’Azur présentera les différents axes de recherche menés au sein de ses laboratoires. Des ateliers autour de la lumière seront proposés aux classes de collégiens et lycéens. En jouant avec la lumière et en l’analysant, nous montrerons comment elle nous apporte de l’information sur les phénomènes astronomiques."

  • Le VILLAGE de l’Observatoire Océanologique de Villefranche sur Mer
    (du 9 au 11 octobre)

Pour la 3ème année consécutive, l’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer (OOV) invite les scolaires et le public, du 7 au 11 octobre, à la découverte de ses locaux et de ses principaux sujets d’étude qui vont de la biologie marine à l’océanographie, de la cellule aux océans du monde entier (robotique marine, méduses, micro algues, fécondation d’oursin, larves de poissons, etc.) : + d’info

  • Le VILLAGE des Sciences et de l’Innovation au Palais des Congrès d’Antibes Juan-les-Pins
    (les 10 et 11 octobre)

Opération phare de cette édition 2015, le Village des Sciences et de l’Innovation, organisé au Palais des Congrès d’Antibes Juan-les-Pins, les 10 et 11 octobre, se veut être une véritable vitrine de Sophia Antipolis à travers plus d’une cinquantaine d’animations, stands, expérimentations, causeries qui permettront de mesurer et d’apprécier la qualité des travaux des laboratoires de recherche publics et privés, des entreprises, des startups et des clubs scientifiques de la technopole :+ d’info

L’Observatoire de la Côte d’Azur y aura un stand qui présentera les différents axes de recherche menés au sein de ses laboratoires. Des ateliers seront proposés en fonction de l’âge des visiteurs. Un parcours autour de la Lumière sera notamment proposé aux visiteurs dans le cadre de l’Année internationale de la Lumière :

"Jouons avec la lumière pour découvrir les secrets de l’Univers : Le stand de l’Observatoire de la Côte d’Azur présentera les différents axes de recherche menés au sein de ses laboratoires. Des ateliers autour de la lumière seront proposés aux classes de collégiens et lycéens. En jouant avec la lumière et en l’analysant, nous montrerons comment elle nous apporte de l’information sur les phénomènes astronomiques."

 
Tout le programme sur les Alpes-Maritimes :
persan.asso.fr
 

 

Dans le cadre de la semaine de l’astronomie à Nice du 22 au 30 avril 2015, un atelier informatique d’observation du ciel a été proposé par Pierre Cruzalèbes, président de l’association Provence Sciences Techniques Jeunesse (PSTJ) et chercheur à l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA).

 

L’atelier s’est déroulé dans le Cyber-Espace du Vieux Nice. Pendant deux heures, les curieux qui se sont présentés ont pu être initiés à l’utilisation du logicielStellarium, un planétarium open source et gratuit. De cette manière, une dizaine de personnes ont eu l’occasion d’apprendre à manipuler le logiciel en direct sur les ordinateurs mis à disposition du public. Pierre Cruzalèbes accompagnait toute la salle grâce à un vidéoprojecteur en expliquant pas à pas les étapes pour observer les corps célestes.

 

Le logiciel Stellarium dispose de nombreuses fonctions. Il simule le ciel en l’absence d’atmosphère, permettant ainsi de voir les objets célestes habituellement invisibles à l’œil nu à cause de la luminosité du soleil. Il est alors possible de zoomer sur les étoiles et planètes, comme si on les regardait à travers des jumelles ou un télescope. Une multitude de données sur l’objet visé sont indiquées comme sa luminosité, la distance qui le sépare de la Terre, son angle dans le ciel, sa masse, etc.

© Stellarium

 

Plus qu’un logiciel pour se balader à travers les étoiles, Stellarium permet de créer les conditions idéales d’observation en retirant la brume ou encore la couche d’illumination. Dans notre ciel virtuel, les tracés des constellations apparaissent accompagnés de leur nom, des repères célestes (méridien, équateur, écliptique), des coordonnées azimutales, etc. Et le temps n’y est pas figé puisqu’il est possible de découvrir l’aspect du ciel étoilé à différentes époques passées ou futures et de revivre certains phénomènes astronomiques (l’éclipse du 20 mars dernier par exemple).

Le 20 mars 2015, une éclipse solaire partielle a eu lieu en France dans la matinée. Ce phénomène astronomique rare et d’une beauté sans précédent n’était à manquer sous aucun prétexte !

De nombreux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur sont intervenus dans 13 classes du département, dont 4 dans le cadre du dispositif ASTEP (Accompagnement en Science et Technologie à l’Ecole Primaire). De cette manière, les scolaires ont eu la possibilité d’observer l’éclipse en compagnie d’astronomes spécialistes, en toute sécurité à l’aide de lunettes adaptées et avec des explications pertinentes. "Ils se rappelleront de ce phénomène astronomique" !

L’Observatoire de la Côte d’Azur avait également mit en place une retransmission d’images en direct sur son site internet, prises par l’instrument PICARD-SOL. Elles étaient mises à jour toutes les minutes et ont permis aux internautes de contempler le phénomène depuis leur fauteuil, avec une qualité d’observation sans précédent.

 

© Guillaume Guiglion, laboratoire Lagrange (OCA-UNS-CNRS)

© Paul Girard, Ateliers de Mécanique


© Pier-Francesco Rocci, laboratoire Lagrange (OCA-UNS-CNRS)

 

Qu’est ce qu’une éclipse ?

Autrefois considérées comme présages de grands malheurs, les éclipses sont aujourd’hui des phénomènes connus et faciles à prédire pour les astronomes. Une éclipse solaire consiste à la disparition momentanée totale ou partielle du Soleil, due au passage de la Lune qui le cache à la vue d’un observateur positionné sur la Terre. Il existe trois types d’éclipses : totale lorsque que le Soleil est entièrement occulté par la Lune ; partielle si la Lune ne cache qu’une partie du Soleil ; annulaire quand le diamètre apparent de la Lune est inférieur à celui du Soleil et ne masque pas entièrement ce dernier.

Lorsqu’on regarde dans le ciel, le Soleil et la Lune semblent mesurer la même taille. Pourtant, le soleil a un diamètre de 1 400 000 kilomètres tandis que celui de la Lune est de 3 476 kilomètres. Donc cette dernière est 400 fois plus petite que le Soleil. Alors comment la Lune peut-elle cacher le Soleil lors d’une éclipse totale ? Par une étrange coïncidence, la Lune est aussi 400 fois plus proche de notre planète au cours d’une éclipse. Son diamètre apparent vu de la Terre coïncide donc pratiquement avec celui du soleil. La Lune est alors capable de cacher notre Etoile.

Où et quand observer l’éclipse du 20 mars ?

Le point central de cette éclipse se trouve au milieu de l’océan Atlantique Nord. La grande zone d’ombre (bande de totalité) débute au sud du Groenland, puis traverse la mer de Norvège et la mer du Groenland pour prendre fin au niveau du pôle Nord. L’éclipse totale ne sera visible que pour ceux qui l’observeront des îles Féroé et au Spitzberg dans l’archipel du Svalbard. Cependant, elle sera visible sous forme partielle dans toute l’Europe, au nord du continent africain et au nord-ouest de l’Asie.

En France métropolitaine, l’éclipse se déroulera entre 9h10 et 11h50 (heure de Paris) et le pourcentage du diamètre solaire caché par la Lune ira de 58 % en Corse à près de 82 % dans le nord-ouest de la France, les côtes de la Manche seront des endroits privilégiés. A Nice, il approchera 63% au maximum, à 10h30 (source : IMCCE - Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides).

Comment l’observer ?

Ce spectacle doit être observé avec prudence, regarder une éclipse à l’œil nu peut causer de graves lésions à la rétine. Le Soleil émet plusieurs sortes de rayonnements (lumière visible, infrarouges, ultraviolets, rayons X et rayons gamma) qui peuvent être nocifs lorsque les yeux sont trop exposés à sa luminosité. Pour observer une éclipse, les lunettes de soleil sont à proscrire, car elles ne protègent pas les yeux des rayonnements infrarouges, les plus dangereux pour la rétine. Il est alors vivement conseillé d’utiliser une paire de lunettes de protection spéciale éclipse portant le label CE (Certification Européenne). Elles sont vendues en pharmacie, dans les clubs ou associations d’astronomie, ou encore dans les magasins d’optique spécialisés.

 

Caroline Challan Belval présente son œuvre comme une réactivation contemporaine du globe céleste de Coronelli, gravé en 1693 pour Louis XIV. Il est question d’une carte du ciel construite selon des repères célestes fondamentaux mais également nouveaux. Comme pour la sphère de Coronelli, il s’agit d’un globe convexe c’est-à-dire que le ciel est représenté conformément à la vision qu’en a un observateur placé à l’extérieur de la voûte céleste. Une manière pour le Roi-Soleil de surplomber l’univers à l’époque. Avec le soutien de Farrokh Vakili, directeur de l’Observatoire de la Côte d’Azur, les chercheurs Frédéric Thevenin et Philippe Bendjoya ont accompagné l’artiste dans son projet.

© C. Challan Belval

Caroline Challan Belval n’a pas de formation scientifique, il a donc fallu lui apprendre à se situer dans l’espace céleste, appréhender une cartographie et se repérer dans une base de données, notamment celle du Centre de Données astronomiques de Strasbourg (CDS). Certains éléments proviennent également du catalogue Double Star de Washington ainsi que du CHTLS de Hawaï. La sphère de Coronelli semblait intéressante aux yeux de l’artiste car elle permet de se rendre compte à quel point le ciel est en mouvement depuis le XVIIe siècle.

Pour la partie scientifique de l’œuvre, Caroline Challan Belval a fait appel à des chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur et de l’Institut Astrophysique de Paris pour l’aiguiller dans ses recherches et la construction de sa propre carte du ciel. Dans son approche artistique, l’enseignante de l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson et de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Nice Sophia Antipolis, a choisi de marquer la voûte du ciel par l’empreinte de ses mains. Une tentative de saisir une chose intangible et inaccessible, comme l’explique l’artiste : « De même que lorsqu’on essaye de toucher quelque chose à travers une fenêtre close, les mains laissent une trace sur le verre. J’ai tenté de toucher les étoiles, des régions du ciel. Ici, les empreintes représentent des amas d’étoiles, des labyrinthes construits ou projetés, où la main parcourt l’espace "à l’aveugle". Il s’agit de rêver. En peinture, on tente de saisir la matérialité et l’essence des choses. »

Les figures dessinées sur le globe par rapport aux constellations ne sont pas les formes habituellement utilisées dans les cartographies célestes. Produite à l’occasion d’une exposition à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine de Paris, un musée qui possède les doubles de toutes les beautés architecturales et patrimoniales françaises depuis la période post-romaine jusqu’à nos jours, cette sphère est composée de diverses figures mythologiques de la Cité. Du coup, on peut voir une figure féminine sur la constellation d’Andromède qui est une allégorie de la Rivière dans la Fontaine de la Place Stanislas de Nancy. De même pour la constellation du poisson austral qui est représentée par la figure des poissons de l’église de Montoire-sur-le-Loir.

L’origine du concept

Si l’œuvre est intitulée « La sphère des bâtisseurs », ce n’est pas anodin. Pour l’artiste, ce choix est judicieux, implicite et plein de sens. D’une part parce que l’œuvre est liée à l’architecture, le nom bâtisseur semblait donc approprié. D’autre part car ce titre permet de rendre hommage à toutes les personnes qui ont contribuées de près ou de loin à la construction de ce projet.

Depuis des années, Caroline Challan Belval rêvait de faire sa propre carte du ciel. « Si je n’avais pas été artiste, j’aurai voulu être astrophysicienne  », confie-t-elle. Le déclic est survenu lorsqu’elle vit les tirages de la sphère de Coronelli pour la première fois, qu’elle trouva d’une beauté et d’une poésie sans pareil. Alors l’exposition Ars architectonica prit corps à Paris en collaboration avec la commissaire Carole Lenfant, qui suit l’artiste depuis des années. Elle lui servit de guide parmi les œuvres de la Cité de l’Architecture & du Patrimoine, l’aidant à sélectionner les figures adéquates à réinterpréter sur la sphère. Ce projet était donc une opportunité pour concilier les domaines scientifique et artistique chers à Caroline Challan Belval « Ce fut l’occasion à ne pas manquer de plonger dans l’univers de l’astrophysique et de faire une collaboration entre art et science. A mes yeux, le modèle de la sphère de Coronelli correspond parfaitement à ce dialogue ».

Toute l’exposition a nécessité beaucoup d’énergie de la part de l’artiste, mais le travail de cartographie lui a demandé deux mois complets pour en saisir le fonctionnement : « Il y avait non seulement le repérage, l’introduction à l’histoire de l’astronomie et des cartographies célestes, et puis l’accès à tous les matériaux pour comprendre et réaliser la carte ». La carte de Coronelli était le reflet de son temps et de l’état de la connaissance à l’instant T. Le souhait de Caroline Challan Belval était que sa carte soit représentative des recherches actuelles et à venir : « Je voulais que cette sphère ait un sens par rapport à nous aujourd’hui et qu’on puisse comprendre vers quoi tendent nos recherches actuellement, car elles amorcent des constructions nouvelles ».

L’apport scientifique …

Sur ce nouveau globe céleste, on retrouve un certain nombre d’étoiles et de constellations anciennes comme les Pléiades, ainsi que des objets historiques. Mais il était nécessaire de faire apparaître les objets célestes repères et emblématiques de la recherche actuelle telle que la Galaxie d’Andromède (M31) ou bien Couteau 14, l’étoile phare de l’astronome éponyme. « J’ai voulu faire apparaître les découvertes de certains chercheurs qui ont marqué l’astrophysique actuelle. Ce sont des symboles que l’Observatoire m’a aidé à trouver et à placer sur ma carte », déclare l’artiste. Caroline Challan Belval a également gravé sur sa sphère les champs du ciel dits "banals" avec la contribution de Raphaël Gavazzi (IAP, collaboration OCA). Ce sont des régions du ciel qui permettent l’étude de l’univers et des objets à peine visibles.

… Pour une expérience esthétique

La sphère a d’abord été imprimée à l’eau forte et à partir de matrices en cuivre en forme de semi-fuseau. Les dessins ont ensuite été ajoutés à l’encre. Les repères célestes sont posés à la feuille d’or, pour que la lumière s’y répercute et que le matériau ne s’oxyde pas. Le papier utilisé, la pure fibre Kozo, est produit au Japon. « Toute la boule est recouverte de cette fibre de plante. C’est ce qui donne cette texture particulière et qui je pense, participe à la sensibilité de l’ensemble », précise l’artiste. Le choix des matériaux utilisés est donc essentiel pour le sens d’une œuvre selon elle : « Il y a bien sûr le message, toutes les données et les images qui sont figurées sur l’objet. Mais les matériaux eux-mêmes participent fortement au rêve possible. Ils nous donnent une perception particulière de l’objet. »

Caroline Challan Belval assure qu’il n’y a pas de prérequis nécessaire pour apprécier son œuvre d’art : « Les œuvres d’art sont faites pour rêver. L’art peut donner une émotion singulière et c’est vraiment dans ce sens que l’œuvre existe de prime abord. Ensuite, il y a plusieurs lectures possibles, y compris scientifique ».

Retour aux sources

La sphère des bâtisseurs
© C. Challan Belval

Le récit de la réalisation de cette pièce sonne comme un parcours du combattant pour l’artiste. Finalement produite financièrement par la Cité de l’Architecture mais aussi par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il était justifié que la sphère soit exposée dans nos locaux. L’œuvre sera exposée à l’Observatoire de la Côte d’Azur puisqu’elle y puise de nombreuses sources, notamment grâce aux chercheurs qui ont participé à sa création.

 

La sphère des bâtisseurs est actuellement exposée à la Nef.

Cette œuvre ne sera seulement visible que lors de visites et de conférences dont nous vous communiquerons les dates ultérieurement. 

 

Le 20 juin dernier, le plateau de Calern a été littéralement pris d’assaut par plus de 3000 visiteurs venus profiter de la Nuit Coupoles Ouvertes. Cette manifestation, proposée tous les deux ans par l’Observatoire de la Côte d’Azur, a remporté un grand succès grâce à la modibilisation générale des personnels de l’observatoire, bien aidé également par la météo... Une douzaine d’associations d’astronomes amateurs est venue prêter mains fortes aux chercheurs qui avaient ouvert, pour l’occasion, leurs instruments au grand public. Les participants, petits et grands, ont donc pu suivre des conférences, visiter les télescopes, assister à un tir laser sur la Lune, regarder les étoiles et les planètes (Vénus, Jupiter...)... Un programme était totalement dédié aux plus jeunes avec des ateliers sur la lumière, des conférences adaptées, des constructions de fusée à eau, des jeux sur les constellations...

De gauche à droite : Jean-Pierre Rivet, chargé de recherche CNRS, responsable scientifique du plateau de Calern, Thierry Lanz, directeur de l’Observatoire de la Côte d’Azur, Gilbert Hugues, maire de Caussols, Farrokh Vakili, astronome, directeur de l’OCA jusqu’au 30 juin 2015, Philippe Castanet, sous-préfet des Alpes-Maritimes, Gilbert Taulane, maire de Cipières, Philippe Mussi, conseiller régional PACA. © Hervé De Brus

De nombreux partenaires ont tenu à exprimer leur soutien à l’Observatoire de la Côte d’Azur à l’occasion de cette manifestation. Gilbert Taulane, maire de Cipières, Gilbert Hugues, maire de Caussols, Philippe Mussi, conseiller régional PACA, Philippe Castanet, sous-préfet des Alpes-Maritimes, ont honoré de leur présence l’inauguration de cette 18e édition de la Nuit Coupoles Ouvertes.

Et si vous avez raté cet événement, prenez date pour la 19e édition en juin 2017 !

 


 

et l’Office National des ForêtsNatura 2000Conservatoire d’Espaces Naturels PACA et le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur.

Et l’aide des clubs amateurs :

Polaris 83 - Aquila - Copernic - A2S - Astrospace - Astrosurf - SACA - Spica - GAPRA - PSTJ - ANPCEN - Le Cosmophile -Cassini 83 - Planétarium Valéri - VEGA - Observatoire du Pic des Fées

Le 20 décembre 2013, l’Organisation internationale des Nations Unies (ONU) a proclamé 2015 comme l’Année Internationale de la Lumière et des Techniques utilisant la lumière (AIL 2015) lors de la 68ème session de sa Conférence générale. Cette Année Internationale est une initiative d’un consortium rassemblant un large panel d’institutions scientifiques en partenariat avec l’UNESCO. De nombreux acteurs d’horizons différents se sont regroupés pour l’occasion tels que la communauté scientifique, le monde de l’enseignement, les plateformes technologiques, les organisations à but non lucratif et des partenaires du secteur privé.

Logo de l’Année Internationale de la Lumière

L’Année Internationale de la lumière vise à sensibiliser les citoyens du monde sur l’importance de la lumière et des technologies qui y sont associées tels que l’optique dans leur vie quotidienne. La lumière participe au développement de la société, elle apporte des solutions aux grands défis contemporains que sont l’énergie, l’éducation, la communication, l’agriculture, l’industrie, la culture et la santé. La lumière a donc un rôle crucial dans diverses disciplines transversales du 21ème siècle.

Ce large spectre de domaines concernés par la lumière et ses applications permet une mobilisation importante d’acteurs issus de la culture scientifique et technique, de l’art et l’architecture, de l’histoire et l’archéologie, ou encore de l’astronomie, en passant par la santé, la philosophie et la sociologie. De nombreuses institutions sollicitent le Bureau exécutif du Comité National d’Optique et de Photonique (CNOP) pour obtenir le label et communiquer leur programme autour du thème de la lumière.

Tout au long de l’année et partout dans le monde seront organisés une multitude d’évènements : conférences techniques et scientifiques, colloques, expositions, manifestations artistiques, mise en place d’outils pédagogiques, opérations de vulgarisation scientifique, visites de sites (culturels, industriels, scientifiques et techniques), rencontres avec le jeune public, etc.

L’année Internationale de la Lumière commémorera de nombreux anniversaires qui auront lieu en 2015, depuis les premières études sur l’optique réalisées par Ibn Al-Haytham il y a 1000 ans durant l’Âge d’or islamique, jusqu’à l’apparition en 1965 de la technologie de fibre optique aujourd’hui appliquée à Internet.
> En 1815, Augustin Fresnel a publié son premier ouvrage introduisant la théorie de la lumière comme une onde.
> En 1865, James Clerk Maxwell a décrit avec rigueur la théorie électromagnétique dynamique de la lumière.
> En 1915, Albert Einstein, qui a élaboré la théorie de la relativité générale, a montré comment la lumière était au centre de la structure même de l’espace et du temps.
> En 1965, Arno Penzias et Robert Wilson ont découvert le fond diffus cosmologique, un écho électromagnétique à la création de l’univers.

Pour en savoir plus sur l’Année Internationale dédiée à la lumière :
Site officiel de l’évènement : www.light2015.org
Site de l’Année de la Lumière en France : www.lumiere2015.fr

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L’Observatoire de la Côte d’Azur propose diverses activités à destination du grand public et des scolaires :

4 fév.- 5 avril : L’exposition "Beautés du Ciel et Phénomènes Cosmiques" et son cycle de conférences à la bibliothèque Louis Nucéra de Nice.
20 mars  : L’accompagnement des chercheurs de l’OCA dans 13 classes départementales pour l’éclipse solaire.
20 mars  : Son observation en direct depuis votre fauteuil.
19 mai : Conférence "L’espace, le temps et la lumière" par Bertrand Chauvineau à l’Alcazar à Marseille.
20 juin : La Nuit Coupoles Ouvertes sur le plateau de Calern à Caussols, avec un cycle de conférences sur la lumière.
Septembre : Les journées du patrimoine
Octobre : La fête de la science

 

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