vignette museLes astronomes utilisant l'instrument MUSE sur le Very Large Telescope de l'ESO au Chili ont mené le sondage spectroscopique le plus profond jamais réalisé. Ils se sont concentrés sur le champ ultra-profond de Hubble, mesurant les distances et les propriétés de 1600 galaxies très faibles dont 72 nouvelles galaxies qui n’avaient jamais été détectées auparavant, même par le télescope spatial Hubble. Ce jeu de données révolutionnaire a déjà donné lieu à dix articles scientifiques publiés dans un numéro spécial d'Astronomy & Astrophysics par l'équipe MUSE HUDF Survey, dirigée par Roland Bacon du Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon, France) et dont David Mary du laboratoire Lagrange (CNRS-OCA-Université de Nice Sophia Antipolis) fait partie.

> Lire le communiqué de l'ESO

hebeL'European Southern Observatory (ESO) a choisi comme «Image de la semaine», l'astéroïde Hébé. Il s'agit d'un résultat d'un programme d'observation des astéroïdes avec SPHERE. Or l'Observatoire de la Côte d'Azur et l'UMR Lagrange sont très impliqués à la fois sur l'instrument SPHERE et dans les observations scientifiques qu'il permet. Benoit Carry, astronome adjoint, Marco Delbo, chercheur CNRS, ainsi que Jonathan Grice, doctorant en co-tutelle UMR Lagrange/Open University à Londres, ont notamment travaillé sur cette observation de l'astéroïde Hébé et la modélisation de sa forme 3D. L'équipe était menée par Michaël Marsset de la Queen's University Belfast.

Voir l'image de la semaine de l'ESO.

L'astéroïde géocroiseur 2014 JO25, qui a frôlé la Terre à 1.8 millions de km le 19 avril 2017, a été filmé par le télescope Ouest de C2PU, sur le site d'observation du plateau de Calern, dans la nuit du 20 avril. Le mouvement est accéléré 230 fois. © OCA-C2PU.

Nomination de la nouvelle équipe de direction de l'UMR Géoazur et du nouveau directeur de l'UMR Artémis à compter du 1er janvier 2017, pour la période du contrat de contractualisation restant à courir.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Le Prix Olivier Chesneau 2015 a été attribué à Julien Milli pour ses réalisations impressionnantes dans le domaine de la haute résolution angulaire et de la haute imagerie de contraste des disques faibles autour des étoiles brillantes. Créé par l’European Southern Observatory (ESO) et l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA), le prix est décerné en l’honneur du regretté Olivier Chesneau, l’un des membres les plus actifs et prolifiques de la communauté de l’interférométrie optique. Julien Milli est le premier lauréat de ce prix.

Le jury a été particulièrement impressionné par la profonde compréhension de Julien des différentes techniques d’optique adaptatives et sa capacité à utiliser ses connaissances pour extraire les meilleures informations scientifiques à partir des instruments NACO et SPHERE. Son expertise dans l’étude de la structure des disques protoplanétaires (disque de gaz et de poussière qui environne une jeune étoile où sont susceptibles de se former des planètes) est désormais largement reconnue et a été importante pour le début du succès de l’exploitation scientifique de SPHERE. Sa productivité scientifique et sa large collaboration dans un domaine aussi difficile a également été trouvé remarquable.

Julien Milli a achevé sa thèse de doctorat à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, en France, en septembre 2014. Son travail sur l’imagerie des débris de disques avec les instruments NACO et SPHERE sur le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO a été réalisé avec une bourse d’études de l’ESO sous la direction de D. Mawet (ESO / Caltech, Pasadena, USA) et D. Mouillet (Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble, France). Julien a maintenant obtenu une bourse de recherche postdoctorale à l’ESO, en observant régulièrement avec SPHERE pour poursuivre son travail sur la formation du système planétaire et l’imagerie haute résolution.


Un prix scientifique en hommage à Olivier Chesneau

Olivier Chesneau (1972-2014) était un astronome de talent qui a été animé et passionné par ses recherches. Il a mené un travail pionnier en utilisant l’interférométrie à longue base dans le visible et l’infrarouge.Ses résultats les plus importants comprennent l’étude des environnements proches de l’hypergéante Eta Carinae et d’autres étoiles massives, la première détection directe de disque dans les nébuleuses planétaires, la recherche de preuves d’éjections bipolaires de poussière par les novas peu après l’éruption, et la découverte de la plus grande hypergéante jaune dans la voie Lactée. Ses recherches ont souvent été largement diffusées à travers des communiqués de presse de l’ESO et duCNRS-INSU. Le Prix Michelson 2012 de l’Union astronomique internationale et de l’Institut du Mont Wilson a été décerné à Olivier Chesneau pour ses contributions majeures dans l’astrophysique stellaire faite avec l’interférométrie à longue base.


Le Prix Olivier Chesneau 2015 sera remis à Julien Milli lors du colloque international « Physics of Evolved Stars », dédié à la mémoire d’Olivier Chesneau, qui aura lieu du 8 au 12 juin 2015 à Nice, en France.

Le communiqué de l’ESO

 

 

Inscrivez-vous

 

Objectif du workshop

  1. Créer l’opportunité de mettre en présence les différents acteurs de l’innovation des mondes économique et académique sur des sujets phares ;
  2. Informer chacun de ces acteurs sur les dispositifs et méthodes dont ils peuvent bénéficier pour développer des projets innovants collaboratifs,
  3. Favoriser les partenariats laboratoires-entreprises et l’émergence d’idées nouvelles,
  4. Valoriser les ressources humaines très qualifiées.

Cible

Représentants du milieu de l’entreprise (dirigeants d’entreprise, directeur de grand groupe, managers, Directeur de laboratoire public, directeurs et chargés de recherche, jeunes docteurs, étudiants du supérieur (élèves ingénieurs, master, doctorants), consultants et autres acteurs de l’innovation.

Les 4 thèmes qui seront traités

Atelier 1 : Veille technologie et scientifique : une démarche stratégique
 Par Laetitia Pineau (Cibl-Intelligence et Stratégie) & Stéphanie Godier (REA)

Atelier 2 : La propriété industrielle : à qui appartient-elle ?
 Par Eric Elabd (Ventury Avocats) & Michel Aymé (REA)

Atelier 3 : Les aides financières au soutien d’un partenariat
 Delphine Garcia (BPI France) & Patricia Lay (Pôle Eurobiomed) & Thierry Bonnet (REA)

Atelier 4 : Le recrutement des chercheurs au service de la collaboration
 Nadine Marchandé (DRRT-PACA) & Amandine Plantivaux (REA)

 

Communique_de_Presse_Workshop_REA_2014-2015.pdf

Flyer_Workshop_REA_2015_.pdf

Affiche_Workshop_REA_2015.pdf

 

15-16 January

Nice Observatory

Contact : Philippe Stee (Laboratoire Lagrange)

 

 

Program

Participants

 

Berio.pdf

Blind.pdf

Creevey.pdf

Paladini.pdf

Nardetto.pdf

Perraut.ppt

Petrov.pptx

Stee.pptx

Imagerie_visInterf.pdf

 

 

L’instrument MATISSE bientôt en phase de test à l’Observatoire de la Côte d’Azur

2015 sera une année de tests pour l’instrument MATISSE (Multi AperTure mid-Infrared SpectroScopic Experiment). Une étape cruciale qui vient récompenser les 10 années d’efforts réalisés par les membres d’un consortium européen dédié au développement de cet équipement. Les différents modules de l’instrument dont ceux réalisés par l’Allemagne et les Pays-Bas sont en train d’être réunis à l’Observatoire de la Côte d’Azur.

 

 

Opéré par l’ESO, le Very Large Telescope (VLT) est installé à Cerro Paranal dans le désert chilien de l’Atacama. Quatre télescopes auxiliaires lui permettent de fonctionner en interférométrie. Il devient alors le Very Large Telescope Interferometer (VLTI). Dès les années 2000, l’instrument scientifique appelé MIDI permettait de faire fonctionner en interférométrie, 2 des 4 télescopes du VLT, puis l’équipement AMBER permis d’en utiliser 3. L’instrument MATISSE permettra de recombiner les 4 télescopes du VLT en mode interférométrie ce qui reviendra à recréer la résolution en imagerie d’un télescope géant de 200 mètres de diamètre. MATISSE est l’aboutissement de nombreuses années de recherche en physique instrumentale. Une autre originalité de l’instrument est sa sensibilité à des longueurs d’onde quasiment inexplorées de l’infrarouge dit moyen : de 3 à 13 microns de longueur d’onde. MATISSE est financé en grande partie par le CNRS, l’Observatoire de la Côte d’Azur et le Conseil général des Alpes-Maritimes. La Région PACA a participé à la construction des locaux d’intégration.

 

Ces performances uniques pour l’observation contribueront à mieux comprendre la formation des planètes. En effet, la technique de l’interférométrie dans l’infrarouge moyen utilisée par MATISSE permettra d’observer un ensemble de disques proto planétaire âgés de quelques millions d’années seulement et qui se trouvent dans notre galaxie. Ainsi les conditions à l’origine de la formation des systèmes planétaires pourront être observées directement. Les interactions entre les planètes et le disque seront révélées par l’étude de la morphologie des disques. Les interactions entre l’étoile et la zone interne du disque qui engendrent réactions chimiques du gaz, cristallisations des poussières, séparation entre matériaux volatiles et corps rocheux, transport radial de la matière... seront elles aussi mieux comprises. L’observation dans l’infrarouge moyen permettra de mieux analyser un ensemble de phénomènes d’importance. Vingt années après la découverte des premières planètes extrasolaires, la question des mécanismes soupçonnés à l’origine des planètes n’a pas été confrontée à l’observation.

MATISSE sera installé sur le VLT en 2016. D’ici là, toutes les pièces qui le composent seront réunies à l’Observatoire de la Côte d’Azur, à commencer par le premier Cryostat qui vient d’être livré à Nice. Le Laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA) a conçu et dirige l’ensemble du projet et réalise plusieurs éléments dont l’optique dite "chaude" et l’informatique scientifique et de contrôle instrumental. Tous les modules seront livrés par les membres du consortium MATISSE avant la fin de l’année. L’instrument sera intégré à l’Observatoire de la Côte d’Azur où une source artificielle de photons va permettre de tester et de caractériser les performances de l’instruments pendant environ un an.

Contacts :

> Bruno Lopez, responsable scientifique, astronome au laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

> Pierre Antonelli, Chef de projet, Ingénieur de Recherche au laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

    

Aller au haut