L’originalité du projet est d’approfondir les techniques géodésiques terrestres pour étudier la dynamique interne et externe de la Terre et les étendre à l’étude d’autres objets du système solaire tels que la Lune ou Mars. Les grands axes de ce projet s’oriente autour de l’étude des structures internes des planètes et des systèmes planétaires par des moyens spatiaux via :

  • le développement d’outils d’orbitographie et de mécanique céleste (INPOP, GINS) et l’analyse des données  spatiales et LLR pour l’étude des structures internes des planètes et des systèmes planétaires avec notamment l’étude de la structure interne de la Lune au travers des données de suivi laser lune obtenues notamment par le pôle Observatoire Astronomique et des missions GRAIL et LRO, l’étude de la dynamique des planètes géantes via l’utilisation des données Cassini et JUNO vers une localisation plus précise de la planète P9, l’étude de la dynamique et implémentation dans INPOP d’un modèle de structure interne  de Mercure par l’analyse des données altimétrie et radio-science de Bepi-Colombo (2018-2027) en collaboration avec l’équipe TOP du laboratoire LAGRANGE ;
  • la sismologie des atmosphères planétaires dans le but d’étudier les couplages entre l’activité sismique de la planète et son atmosphère avec des applications à Mars, Vénus et les planètes géantes (Jupiter), en collaboration avec l’équipe TOP du laboratoire LAGRANGE ;
  • l’étude des déformations en surface  (sur Terre avec INSAR, GPS, Sentinel mais aussi sur Mars avec INSIGHT) et des variations du champ de gravité terrestre (mission GRACE, mesures absolues et relatives au sol de la pesanteur) pour caractériser les processus profonds ou superficiels qui en sont à l’origine.

Ce projet fait partie des axes de recherche du programme C4PO (projet structurant au sein de l’IDEX JEDI de l’UCA) en collaboration avec le laboratoire LAGRANGE. Il a pour vocation de regrouper des compétences au sein de l’équipe AstroGéo et du laboratoire LAGRANGE sur différents domaines allant de la déformation de surface de la terre à la formation planétaire.

C’est aussi dans ce cadre que le travail d’amélioration des systèmes de référence terrestres s’effectue. Il s’oriente notamment autour d’études sur les effets de charges sur le site de Calern via la combinaison d’observations multi-techniques (SLR, GPS, DORIS, mesures gravimétriques, inclinométrie). Il inclus aussi l’utilisation des résultats de la mission T2L2 comme outil de calibration des biais d’horloges des stations de l’ILRS (Exertier et al. 2017).

Principales Collaborations : EOST (Université de Strasbourg), CNES, IGN, NASA, ILRS, IA

AstrO

Figure 1 : Anomalie de hauteur d'eau (mm) et TECU (Rolland et al. , AGU 2016)
Figure 2 : Imagerie INSAR du plateau de Calern (Cavalié 2016)
Figure 3 : Variation de la composante z de la station de Calern avec le temps déduites des données GPS et INSAR (Mémin et al. 2016)