
Le tremblement de terre de Haïti du 12 janvier 2010 a été généré par la rupture d’un tronçon de faille tectonique, fracture majeure de l’écorce terrestre, dont le tracé passe à quelques kilomètres seulement de la capitale Port-au-Prince. Cette faille, dont les dernières ruptures remontaient au 18ème siècle, parcourt tout le Sud de l’île et produira dans le futur d’autres tremblements de terre qui pourront être destructeurs et affecter de nouveau la capitale ainsi que d’autres villes du pays, en conséquence des mouvements de plaques tectoniques, inexorables et avérés dans la région. Ce séisme, bien que de grande ampleur, n’a rompu qu’une portion limitée de la faille. Les segments de faille de part et d’autre sont susceptibles de rompre à leur tour à tout moment.
Cadre géodynamique d’Haïti (cliquez pour agrandir)
De nombreuses répliques se produisent à proximité de la zone qui a rompu. Elles nous apportent des éléments de connaissance irremplaçables sur les processus mis en jeu : elles ne peuvent être mesurées en raison de l’absence de stations sismologiques sur le territoire d’Haïti. Le nombre de répliques va décroître avec le temps et nous savons que celles des premières semaines apportent l’information la plus directe sur la rupture destructrice. C’est pourquoi l’intervention rapide post-sismique est essentielle et constitue le moyen d’acquérir des connaissances qui aideront à orienter et à dimensionner les mesures de prévention des populations locales. C’est le pourquoi de la campagne Haïti-OBS.